Deux fleurs bleues dans les chignons, les mains au chaud dans les manches, et pas l’ombre d’un sourire
Mao Mao n’a pas pris la pose, elle a pris position. Debout, bien droite, les avant-bras croisés devant elle et les mains englouties dans deux larges manches turquoise, elle fixe l’objectif avec la neutralité qu’elle réserve aux gens qui lui font perdre son temps. System Service l’a habillée ici en tenue de chasse — c’est le nom officiel de la version — et cette figurine Mao Mao la montre telle qu’on la connaît : polie, présente, et parfaitement impénétrable.
Rien ne bouge, sauf les pans du châle
Les bras forment une barre horizontale à hauteur de taille, repliés l’un sur l’autre ; on ne voit ni les doigts ni les poignets. Par-dessus passe un châle lilas qui retombe de chaque côté jusqu’aux chevilles, presque translucide à ses extrémités. Sous la veste courte, un haut blanc ajusté et une ceinture noire tiennent une longue jupe bleu roi qui s’étale au sol en corolle et cache les pieds. Le visage est rond et net : de grands yeux bleu-violet, une bouche minuscule, une frange droite dont les pointes virent au vert. Deux petits chignons coiffent le haut de la tête, chacun piqué d’une fleur turquoise à cinq pétales, et deux fines mèches tenues par un anneau argenté descendent sur la poitrine.
Vivit, 18 cm découpés en trois aplats francs
Chez System Service, le nom Vivit désigne une ligne de figurines de prize, ces lots qu’on remporte au Japon dans les salles d’arcade. Le nom promet du vif, et la pièce tient parole avec trois couleurs posées en grands blocs : le turquoise de la veste et des manches, le lilas pâle du châle, le bleu roi de la jupe, plus soutenu vers l’ourlet. Les cheveux, noirs à reflets verts, font le lien entre les trois. Sur 18 cm, il n’y a pas d’accessoire ni d’effet : toute la silhouette tient dans cette colonne de tissus, large en bas, serrée aux épaules.
Goûteuse de poisons, et plutôt contente de l’être
Dans Les Carnets de l’Apothicaire, la jeune Mao Mao a appris les plantes et les maladies auprès d’un apothicaire du quartier des plaisirs, avant d’être enlevée et revendue comme servante au palais intérieur. Elle comptait y passer inaperçue. Mais quand les enfants de l’empereur tombent malades les uns après les autres, elle comprend avant tout le monde que la poudre blanche dont se fardent leurs mères contient du plomb, et glisse l’avertissement sans signer. On la retrouve quand même : la voilà goûteuse attitrée de la concubine Gyokuyou, un poste qui en effraierait plus d’une. Elle, qui teste volontiers ses remèdes sur elle-même, y voit surtout une occasion de goûter des poisons.
Laissez-lui un peu d’air de chaque côté : le châle lilas descend presque jusqu’au sol.
- Taille : 18 cm
- Editeur : System Service
- Matière : PVC & ABS







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